Le temps est un allié.

Où comment ne plus courir après lui mais marcher à ses côtés.

Graine qui peut !
9 min ⋅ 07/12/2025

Je lis, j’entends, beaucoup ces dernières semaines parler du temps. Le voir apparaître ici et là m’a donné moi aussi envie d’en parler et d’en faire le premier sujet de cette chronique qui je le souhaite (avec un cœur ardent) vous apportera intérêt, plaisir et sourire.

Je ne vous livrerai pas toujours les raisons qui m’amèneront à parler d’un sujet mais pour cette première cela me semblait important. Alors pourquoi le temps ? 

First one : parler d’un sujet qui anime les esprits sur une même période est vertueux, d’une part, cela nous rassure, « je ne suis pas seul(e) à y penser » et d’autre part, cela nourrit la pensée collective comme l’engrais la terre. Ce n’est que mon intuition mais comme j’ai le droit d’écrire ici ce que je pense, j’ai décidé de me livrer avec authenticité.

Second one : J’ai créé le site internet Sésame il y a un peu plus d’un an pour rapporter les portraits de celles et ceux qui œuvrent pour un monde durable en explorant de nouvelles voies. Mettre au monde ce projet m’a à nouveau projetée dans la considération anxiogène du temps. Les jours devenaient du sable qui me coulait entre les mains. Et puis j’ai décidé à l’acmé de mes angoisses, de me rappeler comment j’avais fini par choisir de considérer « le temps » il y a quelques années (chasser le naturel ...) pour justement vivre ma vie « autrement ». Alors le sable qui me filait entre les doigts est à nouveau devenu une plage de potentialité. C’est ainsi que m’est venue l’idée de rédiger une chronique pour accompagner Sésame : « Graine qui peut ».

Et donc....

The last but not the least : Qu’allais-je vous proposer deux fois par mois ? « Graine qui peut » c’est une pause, un temps pour penser, peut-être apprendre /spoiler la prochaine chronique aura pour titre : “Si tu vois tout en gris déplace l’éléphant” les couleurs et la vie/ le tout, avec un zeste d’humour (qui n’est pas mon domaine d’excellence mais je compte sur votre indulgence pour laisser cette part de moi vous raconter car tout bonnement je ne sais pas faire autrement que de poser ça et là des expressions de mon cru qui ne veulent rien dire). Donc l’idée de pause m’a à nouveau ramenée à la notion de temps.

Collectif, vie perso, sujet de réflexion pour le thème de ma newsletter : le temps était partout, c’était donc très tentant de démarrer par lui !

D’ores et déjà merci ! Allons-y donc pour la première de « Graine qui peut ! ».

Le temps. Vous l’avez bien compris, j’ai suffisamment pétri le concept pour en tirer une substance, une punch-line : le temps est un allié. C’est ainsi que je le vois, comme un allié. Je sais ! Cette déclaration peut choquer, faire l’objet de milliers de contre-exemples mais je vais vous arrêter tout de suite dans votre course folle ! Parce que moi aussi j’ai mes arguments - vous l’avez bien senti dans mon introduction- et le premier, vous allez voir, il fait mouche : de quel temps parlons-nous ? Eh oui ! De quel temps ? Parce que les Grecs avaient trois mots pour le désigner et pour ma part, je trouve cette considération aussi confortable qu’un canapé pour deviser à l’aise et m’assoir dessus pour vous partager le fruit de ma tambouille réflexive et mon affirmation : le temps est un allié.  

Mettez-vous en chausson on commence.

Il y a tout d’abord :

Chronos, lui c’est le plus facile, on a même pas eu besoin d’étudier le grec pour en sentir le sens, humer son essence, le reconnaître, puisqu’il s’agit de notre temps à nous. Le temps mesurable, celui-là même, après qui le Lapin d’Alice court comme un dératé.

Petite pause mythologique parce que notre inconscient collectif est bourré de notre Histoire et lorsque l’on retourne fouiller dans ce bon bazar, on éclaire mieux certaines parts de nos comportements ou émotions primaires à l’évocation de certains concepts et ici vous allez voir que pour certaines traditions, la généalogie de Chronos n’est pas à piquer des hannetons. Ses parents : Gaïa et Hydros (c’est bien le fruit de la matière). Son épouse : Ananké est la déesse de la nécessité du destin inexorable. Bref pas le couple d’amis chez qui, on va houhou !! s’amuser comme des petits foufous innocents mais bien se rappeler à chaque fois que tout est compté et déterminé. Pas étonnant qu’après tout ça, nous humains on soit stressés par le temps.

Et c’est ici, seulement ici, qu’avec un paradoxe assumé et une mauvaise foi souriante que je suis avec vous pour les contre-exemples et autres objections au fait que le temps ne puisse pas être un allié.

Évidemment ! Chronos est l’aspect du temps le plus déprimant, stressant. Soyons clairs, cet aspect nous donne des suées et place le cardio à un niveau qui n’est pas humain. Et à y regarder de plus près c’est tout à fait compréhensible. Tout ce qui se mesure fait l’objet d’angoisses « je n’ai plus que ... », de comparaisons « c’était mieux avant... », d’emprisonnement « mais quand veux-tu que je puisse ... ? ».

Bon généralement, chronos entre le 28 décembre et le 7 janvier devient un facteur que l’on sort de l’équation. Le déni de l’année ! Vous savez, cette période (oui j’ai borné les dates en suçant mon index et le mettant au vent) où l’on entend souvent : cette année c’est décidé je me donne le temps de ....

Et paf ! le 8 janvier que se passe-t-il ? Voilà vous avez compris : on a déjà plus le temps ! Et on se remet à courir derrière lui en s’excusant de l’avoir balayé comme un malpropre de notre belle équation qui devait faire de cette nouvelle année, une année où ça allait changer !

Comme au jeu de l’oie, on se résigne avec une politesse contrite à revenir à la case départ et faire donc comme avant : courir après le temps.

C’est à ce moment-là - vous avez le droit de boire un verre d’eau en me lisant, même moi je m’assoiffe à écrire - que je me suis demandé si on ne courait pas après le temps parce que nous l’avions perdu....

Pause : j’ai oublié de vous dire qu’il y aurait des réflexions qui pourraient causer des maux de tête.

Sérieusement, ne courons-nous pas après lui comme on essaierait d’attraper un masque à oxygène dans un avion en phase de dépressurisation, parce que justement nous aurions perdu son sens ?

Oui je pense que oui. Mais ce que je pense plus fort c’est qu’une part de la solution est dans la réappropriation des deux autres temps que les Grecs conceptualisaient (ici je me permets une grosse parenthèse sur l’action de conceptualiser car Sapiens est quand même la seule espèce qui croit dur comme fer aux histoires qu’elle invente et qu’elle est même prête à mourir pour elles ...donc partant de ce principe, je remets d’actualité deux concepts prégnants dans une civilisation que l’on regarde le menton dans la main en se disant : waouh ils étaient forts quand même !...).

Stop à la palabre, place au deuxième temps : Aiôn

Je sens que vous avez aimé l’anecdote mythologique, je vous en remets une cuillère : Aiôn est une Divinité primordiale (comme Chronos d’ailleurs), c’est le principe même de la vie. Son mode d’action : tirer des flèches et ce indépendamment de Zeus auquel il n'a pas à obéir ! Il est en dehors du système, Aiôn c’est la Vie avec un grand V. C’est pour cette raison que lui sont attachés : le rythme de l’univers (rappel non négligeable, nous faisons partie d’un tout) ainsi que le temps des cycles qui se répètent éternellement comme les saisons, la respiration (eh oui !), le rythme circadien (éveillé, endormi), les cycles lunaires (moi c’est ma carte joker pour justifier pleurs et autres états proches du chaos), les cycles menstruels (re-joker !), le cycle des civilisations (naissance, développement, apogée, déclin, fin) et les cycles économiques (expansion, pic, récession, dépression, reprise).

Ça tourne, ça tourne.

Vous comprendrez ainsi qu’en embrassant Aiôn dans notre perception de ce qu’est le temps, Chronos ne fait alors plus figure que d’outil ; un peu comme un guide ou une borne pour s’y retrouver. Désolé Chronos tu n’es pas le dictateur que tu pensais, tu es un marque-page, un super-organiser, bien utile certes mais chacun sa place veux-tu ? Aiôn c’est la pleine prise de conscience que le jour succède toujours à la nuit (même en Finlande) au sens propre comme au figuré. Comme une respiration, comme un automatisme qui nous revient, toujours se rappeler dans la nuit que le jour reviendra quoiqu’il arrive. Aiôn c’est le temps qui nous rend plus sage, plus réaliste, moins fataliste.

Maintenant que l’on a bien en tête que tout passe et recommence lorsque l’on traverse des temps difficiles (au hasard en ce moment), Aiôn vous aide à mettre les choses en perspective. Il vous rappelle que toutes les expériences que vous vivez, bonnes (oui il faut le garder en tête) comme mauvaises, sont cycliques. Comment ne pas se rappeler ici cette phrase de plus de 1000 ans : « cela aussi passera. » Notez au passage qu’il y a 1000 ans on se posait déjà ces mêmes questions.... Vous la saisissez bien ici la notion de : « c’est plus pareil mais toujours la même chose » ?

L’impermanence est bien notre seule permanence.

Alors je vous entends penser : « donc il n’y a qu’à mesurer le temps et se dire que ce sera toujours pareil et que tout recommence. »

Oui mais non, petit scarabée, les Grecs avaient une pensée fine. Ils nous sortent de notre esclavage en nous faisant prendre conscience du ... Kairos !

Troisième temps (mon préféré)

Kairos. Vous reprendrez bien un petit peu de mythologie ? Il est la divinité de l’opportunité. Le pauvre est d’ailleurs toujours représenté avec une jolie chevelure sur le devant et chauve derrière puisqu’il était commun de le saisir par les cheveux lorsqu’on le voyait passer... (je remets ici une grosse parenthèse sur la notion de conceptualiser et le fait que Sapiens croit aux histoires qu’il invente, car : « Le mot grec kairos à l'époque d’Homère désigne un lieu névralgique du corps, un point critique. Rien à voir avec le temps !Comment en est-il venu à signifier d’abord l’occasion puis en grec moderne, le temps ? Par quelles voies médecins et orateurs transforment un point précis en un concept métaphysique ? » Ces mots sont le résumé d’un ouvrage qui s’intitule : Kairos l’à-propos de Monique Trédé-Boulmer.)

Kairos donc. Aristote le définissait comme “le moment à saisir”. Ce sont les junctures significatives où tout peut basculer. Vous commencez à bien le voir l’allié à cet instant ? Ce moment où vous devenez vous-même le maître du temps ? Oui je sais c’est délicieux comme sensation :). Or c’est en courant qu’on laisse filer le Kairos. Il faut être dans une posture attentive pour saisir et en courant ça marche moins bien...

C’est donc un choix que l’on peut faire de vivre dans le Kairos (apprendre à faire des liens, les rapprochements…) et non plus dans le Chronos. C’est-à-dire être dans une attention de nos actions et la conscience de ce qui nous entoure pour pouvoir récolter les fruits, les leçons, les opportunités qui se trouvent sur notre chemin. Kairos c’est revenir à être traversé par ce que l’on vit (à toutes les échelles). Par exemple, nous sommes dans un bel endroit, où sur notre route apparaît un arc-en-ciel, soyons honnêtes, nous sommes désormais une majorité à vouloir capturer l’instant (d’ailleurs notez que nous octroyons bien à la sémantique du temps celle de la ressource matérielle-capturer, saisir, gagner…-, pour un concept qui ne l’est pas et en plus duquel on - la mécanique quantique - dit qu’il n’existerait pas... Nous sommes tarés !) mais capturer absolument l’instant... Pourquoi ? Pour qui ? Pour ma part, ce jour-là, je me suis (sur)prise la main dans le sac enfin plus tôt sur le téléphone à tenter de saisir ce joli ruban de couleurs au lieu de...me laisser simplement savourer et être traversée par la beauté de cette vue. Me trouvant si grotesque à essayer de maintenir une posture de bonne conductrice et de photographe de l’extrême, j’ai fini par me laisser captiver et me remémorer cette légende du trésor. Cadeau bonux (si vous êtes Belge vous savez encore de quoi je parle), au lieu d’envoyer cette photo à la terre entière, j’ai eu le plaisir de raconter ce moment à mes proches, les yeux pétillants, dessinant l’arche multicolore de mes gestes au milieu du salon. Ne pas saisir, m’a permis un moment délicieux de paix, de réconfort. Pouvoir le raconter a favorisé la création d’un moment de partage heureux avec ma famille.

Pour résumer, Aiôn c’est l’aspect éternel dans lequel nous naviguons, Kairos la dimension qui nous permet de prendre part à lui avec toutes nos facultés, de considérer le temps comme une potentialité et non comme une ressource qui s’épuise, Chronos pour le matérialiser et à mon sens une erreur serait de vouloir supprimer Chronos (rappelez-vous les bonnes résolutions de fin, début d’année). Nous en avons besoin. On ne peut pas tout métaphysiquer, c’est impossible. Je ne peux pas métaphysiquer le temps qu’il me faut pour aller à un rendez-vous ou me rendre sur mon lieu d’activité. En revanche ! Je peux considérer (si si, on peut tous le faire) ce temps non pas comme une perte mais comme une potentialité à : rêver, m’évader et ne pas chercher à l’optimiser. Bref se foutre la paix ! D’ailleurs c’est le livre “Foutez-vous la paix!” de Fabrice Midal qui m’a paradoxalement le mieux accompagnée pour vivre dans le Kairos.

Lorsque l’on potentialise l’on expanse, lorsque l’on compte on rationalise. Je ne subis plus le temps, je l’embrasse.

Je vous entends encore : “elle est bien marrante avec ses histoires de conscience et d’embrassade, je fais comment moi pour bosser, m’occuper de mes enfants, aller voir mes parents, m’amuser, faire du sport....”

Bon ! Je n’ai pas forcément l’ordre dans lequel vous l’avez pensé (vous noterez au passage que le sport pour ma part vient en dernier ...) mais peu ou prou on y est non ?

Eh bien, re petit scarabée je vais terminer sur une loi (c’est pompeux comme approche mais c’est ainsi qu’est nommé ce concept, moi je préfère théorie) qui devrait vous amener à reconsidérer cette objection : la loi (ou théorie donc) de Parkinson. Qu’est-ce que ça dit ? Cela dit ceci : « La loi de Parkinson, formulée par l'historien britannique Cyril Northcote Parkinson en 1955, stipule que "le travail s'étend de manière à occuper tout le temps disponible pour son achèvement". En d'autres termes, plus on a de temps pour accomplir une tâche, plus on risque de prendre ce temps, même si cela n'est pas nécessaire. » Je remercie le site d’eurécia média qui me permet de vous livrer une définition claire et synthétique, je vous renvoieici à leur article très intéressant au sujet de cette loi.

Donc la loi de Parkinson. Et je me sens ultra légitime de vous la pousser comme ultime argument parce que je l’ai éprouvée moi-même lorsque je suis devenue maman. Un soir, à bout de souffle d’une journée, je me suis dit : « mais comment tu faisais avant pour dire que t’étais débordée ? » Et voilà on y est. Chronos m’avait bouffée (chronophage !). Cela a été mon premier déclic, ma première rencontre avec le Kairos. Ma première pensée : « on peut faire autrement ». Il m’aura fallu de nombreuses années et d’expériences pour reléguer Chronos au rang que j’étayais plus haut, c’est-à-dire une mesure, un outil, un doux rappel pour les anniversaires (j’adore les anniversaires !). 

Et plus sérieusement cela m’a aidé à fournir une explication sur l’origine de l’énergie qui anime les personnes qui créent les structures dont je parle dans Sésame. Car, pour ces dernières, on sent bien que c’est l’instant qui compte et non l’instantanéité. Je comprends mieux pourquoi, elles ne se découragent pas et qu’elles avancent. Parce que consciemment ou inconsciemment, elles portent ces trois temps : elles agissent en ayant conscience de faire partie d’un tout, elles transforment en saisissant les justes opportunités de changement et Chronos est là pour témoigner simplement, il n’est pas figure d’injonction, il est la frise chronologique de l’autre maison monde qu’elles nous construisent. Si vous avez envie de les découvrir c’est par ici : https://projetsesame.org/

Je terminerai de terminer ce premier « Graine qui peut » avec ce mot que je trouve d’une beauté et d’un apaisement incroyable : Nankunuraisa (avec le temps tout se règle).  

Voilà, avec ma petite lampe de poche, j’ai tenté de vous montrer comment le temps pouvait être un allié. Je propose de considérer qu’il n’est ni à combattre (nous sommes faits pour vieillir), ni à être idéalisé (non ce ne sera pas mieux dès lors que ...,) et à l’heure où l’IA fait taper beaucoup de touches sur les claviers, je crois de plus en plus que le plus beau geste est de le potentialiser. Je fais partie de l’équipe qui pense : ce qui compte c’est maintenant.

Alors vivants maintenant !

PS : Cet article a été rédigé avec un mindset « occidental ». Par ma double culture et la chance que j’ai eue de partager avec des êtres de différents horizons, la vision du temps est différente sous d’autres latitudes et pour rire avec délectation d’une spécificité bien marocaine, je vous mets ici la formule mathématique de la munute marocaine :

Pour ceux qui ne verraient pas la vidéo, la formule démontre mathématiquement qu’une munute marocaine = 35 minutes occidentales !

Bonne semaine à tous !

Graine qui peut !

Par YASMINA ZAKRANI

À propos de l’auteur de Graine qui peut ! …La main qui rédige Graine qui peut est la même qui, il y a un an a lancé le Projet Sésame (https://projetsesame.org). Un média que je porte à bout de clavier et de cœur. Sésame est né d’une conviction simple : on parle trop des problèmes et pas assez des solutions qui marchent déjà. La mission est claire – éclairer le changement et donner à voir « l’autrement » : ces initiatives concrètes, souvent disruptives, qui construisent un monde durable et propice au bien-vivre ensemble. Que ce soit une médecine plus systémique et humaine, une agriculture régénératrice, des façons neuves de penser l’éducation, la vie en communauté ou la façon de revoir nos modèles économiques, je cherche, tel un chien truffier, les graines d’avenir partout dans le monde et vous partage ces parcours inspirants avec joie. Essayant d’incarner à minima ce en quoi je crois, Sésame grandit donc au rythme des témoignages que je récolte. S’il y a deux, trois articles qui viennent le nourrir en une semaine, c’est une excellente nouvelle, si je ne glane rien pendant quinze jours eh bien …. c’est ainsi. C’est pour cette raison que je me suis enchantée toute seule à décider de rédiger Graine qui peut, c’est pour moi le trait d’union entre chacune de mes moissons de ressources inspirantes.

Et comme je ne sais pas vivre sans écrire, j’ai aussi publié deux recueils de poésie où je tente, à ma petite échelle, de mettre des mots sur ce qui nous relie et nous dépasse.

Bref, je passe mes journées à chercher la beauté (celle qui insuffle, apaise) et à la raconter.