Quand la science offre une nouvelle vision du temps
J’ai ouvert mes chroniques de « Graine qui peut » avec le sujet du temps et proposé le point de vue qu’il est avant tout un allié en exposant la définition tri-dimensionnelle que l’on lui accordait le long de la Grèce antique.
Je vous les cite ci-après :
Le chronos : temps que nous utilisons tous, mesurable et quantifiable.
L’aîon : temps des cycles, l’aspect éternel
Le kairos : temps de l’opportunité, de l’instant à saisir
Je souhaite à nouveau en parler pour cette nouvelle page car j’ai cette semaine découvert un élément suffisamment important pour désirer le traiter à nouveau : la science est en passe de valider les deux autres temps conceptualisés par les Grecs et dont notre civilisation ne se sert plus : l’aîon et le kairos.
En reconnaissant ces deux aspects du temps, la science tend à valider que notre futur n’est pas toujours déterminé de la façon dont on le croit et ce essentiellement grâce à la démonstration de la preuve de « l’existence » du dernier cité : kairos.
Le temps ne serait pas qu’une prison autour de notre existence mais une potentialité. Pour être plus précise, les travaux scientifiques du Professeur Philippe Guillemant exposent que nous n’aurions pas accès à un mais à plusieurs futurs.
C’est ce dont je vais un peu vous parler aujourd’hui : une nouvelle façon de regarder le temps à la lumière de la science.
Mon souhait à la fin de cette lecture : vous avoir donné envie de pouvoir considérer la notion de temps autrement c’est-à-dire qu’au-delà d’une question de point de vue - comme j’ai pu vous l’exposer dans chronique#1 - de pouvoir enfin appréhender sa multi dimension sous un angle tangible et d’aller visionner la vidéo qui me permet de vous partager cette découverte. C’est une conférence du professeur Philippe Guillemant. Il y a de très nombreuses interviews de ce scientifique mais celle-ci me semble la première à visionner pour qui voudra en savoir plus, puisqu’il ne s’agit que d’une synthèse vulgarisée mais suffisamment claire je l’espère pour vous donner ce goût de l’émerveillement face à une telle découverte.
Oui merveilleux. Notre futur ne serait donc pas inéluctable mais potentiellement modifiable.
1 Le premier point pour appréhender cette théorie est de l’ordre du paradoxe car : il faut considérer que ce que nous appelons futur et qui pour nous n’existe pas, existerait déjà en fin de compte comme un tracé GPS (pour reprendre l’image de P. Guillemant). La bonne nouvelle de ce paradoxe c’est qu’elle autorise d’autres lignes à être là car ne l’oublions pas le GPS est en capacité de proposer plusieurs itinéraires. Le temps selon cette théorie pourrait donc être cartographié. Cette considération nous emmène directement au second point : 2 Ce que nous vivons est la réalité, ce qu’il nous est possible de vivre autrement se place dans le réel. Je vous explique, la réalité c’est ce que je vis, le réel est la potentialité de ce que je pourrais vivre. Rappelez-vous, vide quantique, ondes et particules, intrication, superposition, ondes gravitationnelles, principe de non-localité, tous ces termes que vous avez vu passer ces dernières années. Et bien sur la base des travaux en physique quantique et relativité générale, il est envisageable de décrire notre monde comme la somme (c’est une image) d’un état matérialisé adossé à un état constitué de potentialité (le vide quantique). 3 Enfin troisième point qui fonde cette théorie, est : la conscience. Je tiens à apporter ici une précision, dans les travaux de P. Guillemant la conscience est considérée comme non-locale, ce qui relève de la noétique - si cela vous intéresse vous pouvez aller consulter les travaux de l’Institut Suisse de Sciences Noétiques - contrairement aux travaux des neuroscientifiques qui postulent que la conscience est uniquement le fruit de notre activité cérébrale.
Résumons Gaston :
Trois fondements qui matérialisent les deux autres temps que les Grecs concevaient instinctivement et que notre civilisation a abandonné : le kairos et l’aîon.
1 : le futur est déjà là et il est multiple, comme les routes sur une carte.
2 : il y a la réalité versus le réel.
3 : notre conscience jouerait un rôle d’interface entre la réalité et le réel pour permettre au futur non manifesté de pouvoir se matérialiser dans notre réalité.
Le kairos, ce fameux moment à saisir, je le présentais, sous un jour philosophique. Aujourd’hui, il prend sens de manière concrète car les travaux de recherches que je présente concluent au fait que le futur « potentiel » se manifeste bien dans notre réalité et serait donc le moment de bifurcation pour changer notre ligne de temps. Je vous propose à nouveau une image : vous êtes sur votre ligne, survient le kairos, ou plus explicitement une synchronicité forte. La synchronicité n’est autre que la manifestation du kairos dans notre langage commun. C’est à dire un évènement surgit de nulle part dans votre réalité alors qu’il y a quelques jours ou quelques heures, il était dans vos pensées. Cette synchronicité, selon les travaux que je vous expose, est la matérialisation d’une autre ligne de temps qui se présente et que vous avez la possibilité de saisir ou...non. Autre bonne nouvelle, nous conservons le libre-arbitre.
Cette hypothèse scientifique en phase de validation est non seulement une découverte immense mais aussi une révolution dans la mesure où elle introduit dans ses équations le concept de « conscience » sous un état non-local. D’une science cartésienne, mécanique, mesurable, quantifiable, prévisible, nous passerions alors à une science que je qualifierais : d’organique. Pour reprendre les mots de Philippe Guillemant, nous serions en train « de passer du matérialisme à une vision rationnelle de la réalité ».
Et voici ce que les physiciens finissent donc par dire au sujet de la conscience : « La conscience intervient dans le processus de réduction de la fonction d’onde qui transforme le non-manifesté en manifesté ». Pour ma part et je pense qu’il en sera de même pour vous ; cette notion est la plus facile à appréhender car ; qui n’a jamais constaté qu’à force de nourrir une émotion (qui est réellement une énergie), positive ou négative, cela finissait par influencer le résultat final. Pour être plus explicite, l’émotion qui est une vibration à part entière agit sur les vibrations elles, dites du vide, cette « rencontre » va former un archétype dans l’éther (qui n’est autre que « l’espace » entre le monde de la réalité et le monde réel).
Vous devez penser à cet instant : s’il suffit de penser très fort pour que cela change pourquoi je n’ai pas tout ce que je souhaite ?
Selon les travaux de cette étude voici les réponses :
Il ne faut pas confondre : penser avec sa tête et ressentir avec sa conscience. Votre tête peut penser pleins de choses, si votre conscience, votre être, ne sont pas en accord avec, il ne se passera rien. Je vous invite joyeusement d’ailleurs à aller lire ma chronique au sujet de la différence entre la cohérence et la congruence. Ce premier point nous amène tout naturellement au second.
Notre mental déteste le changement il fera toujours en sorte que vous retrouviez les mêmes schémas. Il s’empare donc très bien de nos émotions pour les faire revivre à l’infini et continuer dans le mécanisme connu. Une conscience libre est un mental déconditionné. Ce qui est un exercice difficile puisque cela implique de se détacher du regard des autres. Les autres, voilà pourquoi nos changements souhaités ne se passent pas dans un claquement de doigts !
Nous sommes dans une réalité collective, il semble tout à fait logique que tout ne puisse pas se manifester pour chacun à la perfection de ce qu’il nourrit et au moment où il le souhaite. Mais on peut s’en rapprocher fortement (mon expérience personnelle me permet une légitimité à vous l’écrire).
Et enfin cette notion « de réalité non parfaite » à nos yeux m’amène logiquement au troisième temps que la science valide.
L’aîon. Cette inscription dans le cycle de l’éternité s’habille du sens que nous devons accorder à notre existence. Notre société nous a fait corrélé le bonheur avec l’absence de difficultés ou plutôt nous faire choisir uniquement le plaisir pour animer la sensation d’accomplissement en nous. Je tiens à préciser que cette phrase est un constat et non un jugement. Ce que cette nouvelle vision de la science valide aussi et ce qui est à la fois le plus surprenant et merveilleux, c’est : la joie. Oui la joie ! Alors je mets un gros bémol à nouveau, la joie n’est pas le plaisir, c’est complètement différent. Si je peux vous aiguiller, le plaisir c’est l’action de recevoir une sensation agréable mais qui demeure passagère alors que la joie c’est un ressenti qui vient de « l’intérieur » de nous et qui nous met en mouvement. Selon Phillipe Guillemant veiller à nourrir la joie est la meilleure boussole pour nous mener vers notre futur souhaité. Et je me suis réservée de vous décrire le plus beau pour la fin de cette chronique : l’Amour. Alors attention je vous parle de l’Amour pas du désir, de la passion. Plus qu’une émotion, l’Amour est un état, il s’explique d’ailleurs difficilement comme tous les mots transcendants.
J’ai conscience que l’exposé d’une telle théorie puisse susciter de l’étonnement voir de la retenue mais dans un cadre sain et dans un esprit scientifique au sens de l’hygiène du questionnement, il me semblait très intéressant de partager ces recherches et ces hypothèses avec vous. Je conclurai de manière espiègle en vous disant que cette lecture est peut-être le kairos qui se manifeste à vous pour voir le monde autrement ?